Vous êtes ici : Accueil » Vie associative » Activités diverses » Les grands axes des actions de SNALIS 2012

Les grands axes des actions de SNALIS 2012

D 9 décembre 2010     H 18:29     A     Version imprimable de cet article Version imprimable


Voici quelques unes des principales idées véhiculées par l’association SNALIS :

- Rester petit, devenir nombreux.

L’association œuvre dans les arcanes du recyclage. Ce milieu est très réglementé. Il existe une législation autour de la dangerosité des produits et des déchets qui cadre le transport, le stockage et la manipulation des DEEE [1]. Dès qu’une quantité importante est concernée, la loi impose de saines contraintes.

L’association communique avec des petites structures qui sont elles-mêmes en lien avec des particuliers. Il est alors plus aisé de segmenter les actions, pour faire en sorte que, à terme, les structures se gèrent elles-mêmes. Leur apprendre à trouver leurs propres ressources est plus efficace que de le faire pour elles. Et à leur tour, celles-ci peuvent enseigner les procédures et les bonnes idées à suivre.

On mobilise toujours plus facilement quelques personnes pour aider sur une demi-douzaine de machines que sur plusieurs dizaines.

Travailler par petits groupes indépendants permet aussi l’économie de transport, d’énergie et de temps à l’échelle humaine.

Il nous semble important de toujours prévaloir l’échelle humaine plutôt qu’un processus de taille industriel.

Montrer l’exemple comme étant accessible à tous.

- Compter les personnes, pas les machines.

On nous demande toujours par réflexe : "combien de machine allez-vous traiter ?" La question n’est pas la bonne. Notre champ d’action est avant tout social et il faut demander : "combien de personnes allez-vous aider ?"

L’économie est une vision de ce qu’il se passe entre les gens, pas des objets eux-même.

Si l’action de l’association s’intègre dans celle de l’économie sociale et solidaire, c’est bien parce que ce sont les personnes que nous considérons avant tout, et cela avant les machines, ici les outils d’informatique. Un ordinateur est un outil, il sert à quelqu’un pour faire. Nos machines sont données, elles sont hors d’un procédé marchand pour mettre en avant leur véritable utilité, leurs usages. Elles sont données parce que sinon l’informatique resterait hors d’atteinte pour bien des gens et surtout l’informatique resterait une envie vide et dérisoire de simplement posséder un objet, de consommer, alors que c’est un outil de connaissance, un outil de partage et de lien. Nous éliminons la valeur monétaire de l’objet pour valoriser l’utilisateur.

- Les logiciels libres.

le Logiciel Libre se définit par les quatre libertés fondamentales pour l’utilisateur :

  • La liberté numéro zéro est la liberté d’exécuter le programme comme vous le voulez.
  • La liberté numéro un est la liberté d’étudier le code source et de le modifier de sorte que le programme fasse ce que vous voulez lorsque vous l’exécutez.
  • La liberté numéro deux est la liberté d’aider votre voisin ; c’est-à-dire la liberté de redistribuer des copies conformes du programme à d’autres personnes, comme vous le voulez.
  • La liberté numéro trois est la liberté de contribuer à votre communauté ; c’est la liberté de distribuer des copies de vos versions
    modifiées du programme, comme vous le voulez.

    En avril dernier Richard Stallmann le père du concept de ’logiciel libre’ parlant de liberté :

Chacune de ces libertés est une liberté de faire
quelque chose si vous le souhaitez, et quand vous le souhaitez. Ce
n’est pas une obligation, ce n’est pas une exigence. Vous n’êtes pas
obligé d’exécuter le programme. Il ne vous est pas demandé de
l’étudier ou de le modifier. Vous n’avez pas d’obligation d’en
distribuer des copies exactes. Et l’on n’exige pas de vous que vous en
distribuiez des copies modifiées. Mais vous êtes libres de faire tout
cela, lorsque vous le souhaitez.

Un Logiciel Libre est un logiciel qui respecte la
liberté de l’utilisateur. Un logiciel qui n’est pas libre est un
logiciel propriétaire ou privatif. Les logiciels non-libres, ceux qui
assujettissent l’utilisateur, sont distribués par un système social qui
maintient les utilisateurs divisés et impuissants. Divisés parce que
chaque utilisateur a l’interdiction de partager le programme avec
quiconque, et impuissants parce que les utilisateurs ne possèdent pas
le code source, de sorte qu’ils ne peuvent le modifier, n’ont aucun
contrôle dessus, et ne peuvent même pas vérifier de façon indépendante
ce qu’il fait réellement. Ces logiciels peuvent posséder des fonctions
malveillantes, et de fait en ont souvent, et les utilisateurs peuvent
ne pas être en mesure de connaître lesquelles.

Les Logiciels Libres respectent la liberté de l’utilisateur. C’est
pourquoi il est important de préciser, lorsqu’on parle de Logiciel
Libre, que nous parlons de liberté et pas de prix, nous ne parlons pas
nécessairement de logiciels gratuits. Le prix ne fait pas partie de la
discussion, il est un détail secondaire, pas une question éthique. Pour
comprendre le terme de Logiciel Libre correctement, pensez à la liberté
de parole plutôt qu’à une bière offerte.
(NdT : en anglais les mots ’libre’ et ’gratuit’ s’expriment par le même mot : free)


[1Déchets d’équipements électriques et électroniques