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Les associations de récupération d’ordinateur collaborent

D 27 août 2015     H 19:51     A gepeto     Version imprimable de cet article Version imprimable


Ce qui nous lie toujours (...)
Essaimer plutôt que concentrer

Les Associations SNALIS, NAGA, ALIS,CALIS, ASRI se sont rencontrées cet été afin de partager leurs expériences et leurs visions de l’activité autour de la ré-utilisation d’ordinateur et l’accès à l’informatique.

La ressource en matériel n’est pas un problème de quantité mais plus d’organisation. Nous avons tous des hauts et des bas dans l’approvisionnement, et nous remercions toujours la société Microsoft pour la pugnacité de son travail sur l’obsolescence rapide des logiciels et environnements de travail informatique. Les entreprises jettent allègrement leurs machines fonctionnelles ce qui de fait nous arrange bien, sans parler de la misère ou du stress liés au changement des habitudes de travail imposées par cette fantastique multinationale qui touche aussi les usagers. Bref, la sur-consommation débilitante de matériel n’est pas prête de s’arrêter. Par contre, afin de faire face au monceaux de détritus dangereux, il n’y pas grand monde. La vague du Libre Masqué avance aussi de son coté, Android est le système le plus utilisé au monde devant iOS, devant Windows et c’est un Linux (pas GNU mais presque). Ce qui ne résout pas non plus le problème voir l’augmente : obsolescence de part la fragmentation de version, l’impossibilité de mise à jour, non-information voir dés-informations sur les conséquences des usages, favorise le recours à l’externalisation de ses données (cloud). La vague de déchet change de composition mais n’en n’est pas moins dangereuse.

Nous devons faire face aussi aux choix politiques qui favorisent souvent, par flemme ou par peur, des organisations gargantuesques plutôt qu’efficaces. Les grosses structures rassurent mais globalement ne suivent pas et surtout masquent et bloquent une multitude d’autres solutions. On nous répond toujours depuis 10 ans genre... « Nous avons 800 PC, à prendre en une fois. », « Répondez à l’appel d’offre, au marché public »... Sachant que si une "petite" association ne le peut pas, c’est un gros qui va rafler l’ensemble pour, on s’en doute, alimenter peut être l’est de l’Europe ou il y a moins de contrainte, voir pire. Gros gâchis . Il y aura destruction sans récupération de ce qui marche, transport à tout va, pollutions directes loin des yeux, pollutions indirectes invisibles ici. Parce que cette chaîne de re-traitement ne sait pas revaloriser l’existant mais seulement le détruire. Elle ne valorise pas non plus l’humain, ni par son travail bénéfique à la collectivité locale, visible par chacun chacune, évidement pas par son autonomisation forcement anti-productiviste et encore moins à son instruction.

Mais comme nous le disions, "heureusement" il y en a trop. Nous savons que nous pouvons compter les un sur les autres à un gros enlèvement de matériel et répondre ensemble si il le faut mais de fait, pour le moment, nous avons de la marge.

Notre principal mission est d’aider et de former à l’usage des outils informatiques, pas de recycler.. Cela fait plaisir de la voir s’affirmer encore.

Nous avons différentes approches, différents tarifs, NAGA à choisi plutôt une autonomie financière et répercute le coût réel sur ses services. ALIS44 s’est tourné vers une mission sociale proche du quartier, l’ASRI ne s’embarrasse pas de structure, et SNALIS se débrouille en réalisant des prestations extérieures comme celle avec les Amis de la Terre cette année et un peu de formation professionnelle.
Ce qui nous lie toujours est le Logiciel Libre.

Il n’y que très peu d’information hors Internet voir pas du tout de formation autour du logiciel libre. Et nous devons souvent ne compter que sur nous même pour aider les gens. Même si depuis au moins 10 ans il est plus simple de vivre au quotidien avec des logiciels libres, le grand publique n’en a pas vraiment conscience, les collectivités, les maisons de quartier non plus. Et les caddies virtuels, que sont les smartphones, endorment encore plus le consommateur dans une béatitude servile. La fracture numérique devient vraiment un manque de connaissance, de savoir et est moins un problème d’accès à Internet. Prenez le moindre usager qui a l’air d’en savoir, sur son smartphone rutilant et demander lui de faire un document pour résoudre un quelconque problème administratif... Outre le fait qu’il n’y a pas de clavier, ni d’outils pour produire un texte correct en moins d’un quart d’heure, il aura l’impression d’avoir plus de possibilité de réaliser cette hypothétique tache sans jamais avoir à le faire... C’est le miracle, pardon mirage de la technique.

Afin d’être plus performant sur ce sujet de l’accompagnement nous avons décidé de créer un site, un portail collectif, qui aiguillera le visiteur vers des services communs.

Un Forum ouvert à tous pour trouver des réponses à ces questions et en faire profiter les autres.
Des vidéos pour ceux qui apprécient l’accompagnement par l’exemple
Des ressources plus techniques issues de nos ateliers
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Essaimer plutôt que concentrer

Nous avons maintenant tous suffisamment d’expérience pour savoir qu’il vaut mieux faciliter la création de multiples structures que d’en faire grossir une. Et une formation à l’activité de valorisation qui est la notre, commence à se mettre en place. Nous allons y travailler ensemble en cette fin d’année, rassembler documents et ressources pour établir un véritable cursus pragmatique qui propose aussi une certaine profondeur humaine à une approche technique.